Google Shopping est devenu payant

Après les Etats-Unis en octobre dernier, dix pays dont la France, l’Espagne, l’Italie, la Suisse, les Pays-Bas, le Royaume-Uni, l’Allemagne, le Japon, le Brésil et l’Australie sont passés à la version payante du comparateur de prix « Google Shopping ». L’unique comparateur de prix gratuit basé sur la pertinence s’est arrété. A compter du 13 février, les sites marchands disposent de quelques mois pour établir cette transition qui devrait prendre fin au mois de juin.

Petit rappel, c’est en 2010 qu’a été lancé « Google shopping » en France. Les commerçants qui souhaitaient rendre leurs produits consultables par les internautes français avaient à leur disposition un outil de diffusion de catalogue de produits gratuit. Des produits qui étaient alors diffusés dans Google Shopping pouvaient également l’être dans les pages des résultats de « google.fr » en fonction de la pertinence selon la requête.

Mais aujourd’hui, fini l’impartialité, c’est bien les annonceurs qui paieront le plus qui seront mis en avant. Le système de référencement du moteur est remplacé par un système d’enchères au CPC et les annonceurs devront gérer leur catalogue Google shopping via une campagne adwords. Pour rentabiliser le CPC il faut avoir le meilleur coût de conversion, c’est-à-dire le plus grand nombre de ventes réalisées pour 100 clics possibles et donc un trafic de qualité.

La mise en page va également changer « Google Shopping » va intégrer une place de choix, à savoir juste au dessous des liens commerciaux, la zone la plus cliquée par les internautes, et cependant au détriment des « resultats naturels » qui devraient être relégués au-dessous de la ligne de flottaison.

Si les e-commerçants ont jusqu’à fin juin pour concrétiser le changement de version, la priorité d’affichage sera donnée aux produits utilisant le système payant.

Mais attention, il n’y a peut être pas que des mauvais cotés et Google se justifie en affirmant vouloir améliorer la qualité, la fiabilité et l’affichage des informations fournies. En effet, si les e-commerçants avaient tendance à négliger leurs informations sur le modèle gratuit, la version payante incitera à une mise à jour régulière. Et si certains restent sceptiques, il faut savoir que cette version est devenue un succès aux États-Unis.

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