Author rank, quel impact sur le référencement?

 

« Comment fournir le résultat le plus pertinent à l’internaute ? « Comment lui présenter l’information de la manière la plus efficace possible (et accessoirement, inciter à l’utilisation des canaux « maison » pour la véhiculer) ? « 

 

Telles sont les interrogations qui sont au cœur de la stratégie globale de Google et son moteur de recherche. Et force est de constater que jusque-là, cette ligne lui a plutôt réussi, au grand dam des référenceurs qui se voient contraints d’appliquer des stratégies de plus en plus fines pour améliorer la visibilité de leurs clients– et dans l’absolu, ne nous en déplaise, c’est une très bonne chose.

 

Certes cette lutte perpétuelle pour les tops positions a ses effets pervers: les premiers moteurs utilisant la balise Keyword ont vite trouvé leurs limites lorsque ceux que l’on n’appelait pas encore les référenceurs ont compris le truc et saturé les balises de listes de mots-clés autogénérées.

Le premier tour de force de Google fut justement de trouver une parade en accordant une importance à la densité de liens (un lien étant alors considéré comme un « vote » pointant vers une page ou un site donné pour déterminer son niveau de qualité)

 

Là encore les experts SEO, ont vite compris les règles du jeu. Google voulait des liens: on allait lui en donner. Linkfarms, échanges/ventes de lien, toutes les variantes possibles et imaginables ont été utilisées par des webmasters et des référenceurs plus ou moins scrupuleux pour tenter de faire croire à Google que la moitié du web fait pointer des liens vers votre site. On a donc vu se développer les notions de PageRank, de « Linkjuice » et autres constructions intellectuelles plus ou moins bancales pour complexifier la chose… Et ainsi de suite jusqu’aux grands ménages de Panda et Pingouin.

 

Faire le ménage, c’est très bien, mais une fois que l’on a fait place nette, il faut bien la meubler un peu. Autrement dit, supprimer les résultats de mauvaise qualité des SERPs, c’est bien, mais encore faut-il décider comment et sur quels critères les remplacer: Les mises à jour Panda et Pingouins ont eu un impact fort, mais « négatif », dans le sens où leur but n’est pas de favoriser ou de présenter un nouveau contenu, mais bien de se débarrasser d’un ancien jugé inutile ou peu informatif.

 

Pour la firme de MountainView, l’enjeu est donc de trouver encore un nouveau critère sur lequel évaluer les contenus « positivement ». Maintenant que l’on a enlevé du contenu, par quoi on le remplace ?

 

C’est là qu’intervient la notion d’Author Rank

 

En février, le groupe annoncait que les contenus liés a des personnes dont le profil en ligne était vériafiable seraient mieux repertoriés dans les resultats de recherche.

 

Plus concrètement, lier son profil Google+ à ses contenus permet a Google d’identifier son auteur, d’où la notion d’author rank.

 

L’author rank est donc un indice de qualité et de popularité d’un « auteur » et qui viendrait compléter l’indice de qualité d’une page en plus du page rank.

 

Comment Google évalue-t-il un auteur?

 

Il existerait parait-il plus de 200 critères au classement de l’author rank, que bien évidemment Google garde secret, mais on peut d’ores-et déjà avancer sans trop de risques que le nombre de relations, les différents cercles, le nombre de « +1″, les partages dans les différents cercles sont parmi les plus déterminants.

 

Pour être complet et exhaustif dans son analyse « par auteur », Google devrait, dans l’idéal, tenir compte des différents signaux émis depuis toutes les plates-formes sociales (Facebook, Twitter, Pinterest etc.)… Ceci, bien-sûr, dans les limites de la visibilité, de l’accessibilité et de la politique de gestion des données de chaque plate-forme.

 

Dans les faits, il est donc certain que l’usage de google + est un des critères les plus importants. Difficile d’ailleurs de ne pas soupçonner la tentation de la part du géant de Mountain View de privilégier les signaux en provenance de son propre réseau, même si ce biais doit être tempéré, au risque de nuire à l’objectivité du système.

 

Quoiqu’il en soit, les communications récentes de la firme sur le sujet laissent à penser que Google considère cette évolution comme majeure et devrait intégrer l’author rank à son son algorithme très prochainement. Dans les faits, seul l’avenir dira si s’agit là d’une vraie révolution dans le monde du référencement, ou d’une simple étape de plus dans la todo list du référenceur lambda.

 

 

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